Fautes d’orthographe fréquentes en français : la liste avec règles et tests
Les fautes d’orthographe les plus courantes en français sont des homophones : a et à, ou et où, ses et ces, quand et quant, -er et -é. Chacune se règle par un test de substitution (avait, ou bien, mes, lorsque, vendu). Cette liste donne la règle, l’exemple corrigé et les cas où l’Académie française tranche.
Les fautes d’orthographe les plus fréquentes en un coup d’œil
La plupart des fautes d’orthographe en français viennent de mots qui se prononcent de la même façon et s’écrivent différemment : a et à, ou et où, ses et ces, quand et quant. Pour chacune, un test de substitution tranche en quelques secondes : remplacez le mot par son équivalent (avait, ou bien, mes, lorsque) et regardez si la phrase tient encore.
Cette page est une liste de fautes d’usage, classées par famille. Elle donne pour chaque paire la règle, le test à appliquer et un exemple corrigé. Elle complète l’index Mots souvent confondus, qui détaille les mots un par un : ici, on cherche à reconnaître la faute dans sa propre phrase, pas à consulter une fiche.
Les formes données comme correctes suivent le Dictionnaire de l’Académie française (9e édition) et, pour les cas de détail, le Wiktionnaire. Quand une pratique est discutée ou que deux graphies sont admises, la page le dit. Dernière vérification de cette liste : 2026-11-01.
Comment utiliser un test de substitution
Un test de substitution consiste à remplacer le mot douteux par un mot voisin qui, lui, ne laisse aucun doute. Si la phrase garde son sens et sa grammaire, la forme choisie est la bonne.
- Repérez le mot qui vous fait hésiter, souvent un petit mot de deux ou trois lettres.
- Posez-vous la question de sa nature : verbe, préposition, déterminant, pronom ?
- Remplacez-le par le mot test (voir le tableau plus bas).
- Si la phrase reste correcte, gardez la graphie testée. Sinon, prenez l’autre.
Le test ne remplace pas la règle, il la rend rapide. Il échoue seulement dans les phrases très elliptiques ou dans les titres, où il faut revenir à l’analyse de la phrase.
| Hésitation | Test de substitution | Forme retenue si le test passe |
|---|---|---|
| a / à | remplacer par avait | a (verbe avoir) |
| ou / où | remplacer par ou bien | ou (choix) |
| on / ont | remplacer par il ou avaient | on / ont |
| son / sont | remplacer par mon ou étaient | son / sont |
| et / est | remplacer par et puis ou était | et / est |
| ses / ces | remplacer par mes ou ce | ses / ces |
| ce / se | remplacer par ceci ou me | ce / se |
| ça / sa | remplacer par cela ou ma | ça / sa |
| mangé / manger | remplacer par vendu / vendre | -é / -er |
Les homophones de la grammaire
a ou à
A est le verbe avoir à la troisième personne du singulier. À est une préposition (lieu, temps, appartenance). Test : si on peut écrire avait, c’est a.
- Faux : Il a Lyon depuis deux ans. Vrai : Il est à Lyon depuis deux ans. (impossible de dire « il avait Lyon »)
- Faux : Elle à faim. Vrai : Elle a faim. (« elle avait faim » fonctionne)
La majuscule ne supprime pas l’accent : on écrit À partir de demain, À Paris, car l’Académie française recommande de conserver les accents sur les capitales.
ou ou où
Ou exprime un choix et se remplace par ou bien. Où marque le lieu ou le temps (la ville où j’habite, le jour où il est parti) ou introduit une question (Où vas-tu ?). Le où porte toujours l’accent grave.
- Veux-tu du thé ou du café ? (« ou bien du café » fonctionne)
- Dis-moi où tu as garé la voiture. (lieu)
- Faux : Le jour ou il est arrivé… Vrai : Le jour où il est arrivé…
on ou ont, son ou sont, et ou est
Ces trois paires reposent sur la même idée : une forme est un verbe, l’autre non.
- Ont est le verbe avoir au pluriel (ils ont, test : avaient). On est un pronom (test : il). Ils on faim est donc faux : Ils ont faim.
- Sont est le verbe être au pluriel (test : étaient). Son est un déterminant possessif (test : mon). Ils sont partis avec son frère.
- Est est le verbe être (test : était). Et est une conjonction de coordination (test : et puis). Elle est médecin et son frère est avocat.
ses, ces, c’est, s’est, sait
Cinq graphies pour un seul son : on retient cinq tests.
| Graphie | Nature | Test |
|---|---|---|
| ses | déterminant possessif pluriel | mes, tes : Elle range ses livres. |
| ces | déterminant démonstratif pluriel | ce au singulier : Ces livres sont lourds. |
| c’est | ce + est | cela est : C’est vrai. |
| s’est | se + est (verbe pronominal) | s’était : Il s’est trompé. |
| sait | verbe savoir | savait : Elle sait la réponse. |
ce ou se
Ce est un déterminant ou un pronom démonstratif (ce livre, ce qui compte). Se est le pronom réfléchi placé devant un verbe (il se lave). Test : mettez la phrase à la première personne ; si se devient me, c’est se (je me lave).
- Il se souvient de ce matin. (je me souviens, donc se ; de ce matin, donc ce)
ça ou sa
Ça est le pronom démonstratif familier de cela. Sa est le déterminant possessif féminin (sa maison), qui se remplace par ma ou ta.
- Ça ne marche pas. (Cela ne marche pas.)
- Elle a oublié sa clé. (ma clé)
la, là et l’a
Là (accent grave) indique le lieu et se remplace par ici. La est un article ou un pronom. L’a est le ou la suivi du verbe avoir : test l’avait.
- Elle est là depuis midi. ; Il l’a vue hier. (« il l’avait vue ») ; La réunion est reportée.
Les participes passés et les infinitifs en -é ou -er
La confusion entre -er et -é est la faute la plus courante à l’écrit. Le test de remplacement est le suivant : remplacez le verbe du premier groupe par un verbe du troisième groupe, dont l’infinitif et le participe passé ne se prononcent pas pareil, par exemple vendre / vendu ou prendre / pris.
- Il va mangé : on dit il va vendre, pas il va vendu, donc manger.
- Il a manger : on dit il a vendu, donc mangé.
Autres cas :
- Après une préposition (pour, sans, de, à) : infinitif. Il part sans payer. (sans vendre)
- Après un auxiliaire (avoir, être) : participe passé. Elle est arrivée.
- Après aller, devoir, pouvoir, vouloir : infinitif. Nous allons commencer.
L’accord du participe passé suit ses propres règles, que cette page ne détaille pas.
Quand, quant, qu’en
Ces trois formes se prononcent de la même manière.
- Quand est un adverbe ou une conjonction de temps : test, lorsque. Quand arrives-tu ? ; Appelle-moi quand tu pourras.
- Quant s’emploie toujours dans l’expression quant à (ou quant au, quant aux), qui signifie en ce qui concerne. Quant à moi, je reste. Il est invariable et n’est jamais seul.
- Qu’en est que suivi du pronom en. Qu’en penses-tu ? ; Je sais qu’en cas de doute il faut vérifier.
Faute fréquente : Quand à lui, il refuse. Il faut quant à lui. Test : remplacez par en ce qui concerne.
Parmi, par mi
Écrivez parmi en un seul mot : c’est une préposition qui signifie au milieu de ou entre (Il est parmi les gagnants). La graphie séparée par mi ne s’emploie plus dans le français actuel : on ne la rencontre que dans des textes anciens, et dans un texte d’aujourd’hui c’est une faute.
Les mots composés qu’on sépare à tort
| Faux | Vrai | Remarque |
|---|---|---|
| parceque | parce que | locution conjonctive en deux mots |
| d’avantage (adverbe) | davantage | Il travaille davantage. |
| quelque fois | quelquefois | parfois ; quelques fois (pluriel) signifie plusieurs fois |
| peut être (adverbe) | peut-être | Il viendra peut-être. ; Cela peut être utile (verbe pouvoir + être) |
| plus tôt / plutôt | selon le sens | plus tôt = moins tard ; plutôt = de préférence |
Précision sur davantage : l’adverbe s’écrit en un mot et signifie plus. La séquence d’avantage existe aussi, mais c’est de suivi du nom avantage : Quel est l’avantage ? Il n’y a pas d’avantage à attendre. Le test est de remplacer par plus : si cela marche, c’est davantage.
Plutôt et plus tôt : Je préfère partir plutôt qu’attendre. ; Nous sommes arrivés plus tôt que prévu. Test : l’opposé plus tard donne la forme en deux mots.
Les paronymes et les faux amis intérieurs
Ces mots ne sont pas homophones exacts mais se confondent à l’écrit comme à l’oral.
- Voire et voir : voire signifie et même (C’est difficile, voire impossible.). Voir est le verbe. Écrire voir à la place de voire est une faute fréquente en messagerie.
- Près et prêt : près indique la proximité (près de la gare), prêt signifie disposé (prêt à partir) ou désigne un emprunt.
- Quoique et quoi que : quoique signifie bien que et s’emploie avec le subjonctif (Quoique fatigué, il a terminé.) ; quoi que signifie quelle que soit la chose que (Quoi que tu dises, je viendrai.). Test : remplacez par bien que : si cela passe, c’est quoique.
Constructions fautives et pléonasmes
pallier à
L’Académie française recommande d’employer pallier comme verbe transitif direct : pallier un manque, pallier une difficulté. La forme pallier à est très répandue, mais elle est critiquée dans les dictionnaires et les guides de rédaction. Dans un texte soigné (mémoire, rapport, courrier), préférez la construction directe.
Le pléonasme « au jour d’aujourd’hui »
Aujourd’hui contient déjà jour (au jour d’hui) : au jour d’aujourd’hui répète l’idée deux fois. À l’écrit, dites aujourd’hui ou à ce jour. D’autres pléonasmes courants se corrigent de la même manière : monter en haut, descendre en bas, s’entraider mutuellement.
Orthographe traditionnelle ou rectifiée : ce n’est pas une faute
Les rectifications orthographiques de 1990, enseignées dans les programmes scolaires français depuis 2016, proposent des graphies simplifiées. L’Académie française indique que les deux graphies sont admises. Il ne faut donc pas corriger l’une pour l’autre.
| Graphie classique | Graphie rectifiée (1990) |
|---|---|
| événement | évènement |
| oignon | ognon |
| paraître | paraitre |
| week-end | weekend |
| nénuphar | nénufar |
L’essentiel est la cohérence dans un même texte : si vous écrivez événement au début, n’écrivez pas évènement à la fin. Le correcteur typographique d’AdeptWrite propose le choix entre l’orthographe traditionnelle et l’orthographe rectifiée et ne considère aucune des deux comme une faute. Pour aller plus loin, voir le guide sur les rectifications orthographiques de 1990.
Avant et après : un paragraphe corrigé
Voici un court extrait de mail, avec dix fautes courantes.
Bonjour Madame, je vous écrit car j’ai pas pu me rendre ou la réunion à eu lieu. Quand à moi, je suis près a travailler plutôt que prévu, et peut être que nous pourrions en discuter ce matin. D’avantage d’informations sont dans la pièce jointe, ces tout ce que ses collègues ont demandé.
Version corrigée :
Bonjour Madame, je vous écris car je n’ai pas pu me rendre là où la réunion a eu lieu. Quant à moi, je suis prêt à travailler plus tôt que prévu, et peut-être que nous pourrions en discuter ce matin. Davantage d’informations figurent dans la pièce jointe : c’est tout ce que ses collègues ont demandé.
Corrections : écrit → écris (accord avec je), ou → là où, à eu lieu → a eu lieu, Quand à moi → Quant à moi, près a → prêt à, plutôt que prévu → plus tôt que prévu, peut être → peut-être, D’avantage → Davantage, ces tout → c’est tout. Remarquez aussi j’ai pas pu, qui est correct à l’oral, mais où ne est attendu à l’écrit formel : je n’ai pas pu.
Checklist de relecture avant d’envoyer
- Chaque a devient avait : la phrase reste-t-elle correcte ? Sinon, c’est à.
- Chaque ou devient ou bien ; chaque lieu ou moment est introduit par où.
- Chaque -er ou -é en fin de verbe passe le test vendre / vendu.
- Chaque ses, ces, c’est, s’est est testé avec mes, ce, cela est, s’était.
- Chaque quant est suivi de à, au ou aux.
- Les locutions parce que, davantage, peut-être, quelquefois sont orthographiées comme dans le tableau.
- L’orthographe (traditionnelle ou rectifiée) est la même du début à la fin.
Utiliser les outils AdeptWrite sans perdre la main
Un outil rattrape beaucoup de fautes, mais il ne remplace pas la compréhension de la règle. Voici comment chacun aide, avec ses limites.
- Le correcteur typographique et orthographique s’exécute dans votre navigateur. Il repère les fautes de frappe, les formes fautives courantes et les erreurs de typographie (espaces, guillemets, majuscules superflues sur les jours et les mois). Il ne comprend pas la phrase : il ne peut donc pas trancher entre a et à quand les deux sont des mots valides.
- Le correcteur d’orthographe et de grammaire utilise l’IA et lit la phrase entière. C’est lui qui corrige les accords, les conjugaisons et les homophones qui dépendent du contexte ; chaque modification est surlignée pour que vous puissiez accepter ou refuser. Il peut se tromper, notamment sur les noms propres et les textes techniques : relisez ses suggestions.
- Le dictionnaire d’orthographe vérifie si un mot existe, avec des suggestions et une définition du Wiktionnaire.
Chaque passage traite jusqu’à 6 000 caractères. Pour un long document, découpez par chapitres ou par sections et relisez-les l’une après l’autre.
Ce qu’il faut retenir
- La plupart des fautes d’usage tiennent à une quinzaine de paires : apprenez-en les tests plutôt que les listes.
- Un test de substitution (avait, ou bien, mes, lorsque, vendu) règle presque tous les doutes en quelques secondes.
- Les graphies rectifiées de 1990 ne sont pas des fautes ; la cohérence est ce qui compte.
- Un correcteur automatique attrape les coquilles et une grande partie des fautes de grammaire, mais la relecture reste la vôtre.
- En cas de doute sur un mot précis, le Dictionnaire de l’Académie française et le Wiktionnaire sont les deux références à ouvrir.
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Questions fréquentes
Quelle est la faute d’orthographe la plus fréquente en français ?
La confusion entre l’infinitif en -er et le participe passé en -é arrive en tête à l’écrit, suivie des homophones a et à, ou et où, ses et ces. Le test de remplacement par un verbe du troisième groupe (vendre ou vendu) règle la première, et le test avait règle la seconde.
Comment ne plus confondre a et à ?
Remplacez le mot par avait. Si la phrase reste correcte, c’est le verbe avoir : il a faim. Sinon, c’est la préposition à : il est à Lyon. Gardez aussi l’accent sur la majuscule : À partir de demain. Ce test fonctionne dans presque toutes les phrases.
Écrit-on « quand à » ou « quant à » ?
On écrit quant à (ou quant au, quant aux) pour dire en ce qui concerne : quant à moi, je reste. Quand sans t final est la conjonction de temps, qui se remplace par lorsque : appelle-moi quand tu veux. Si les mots suivent en ce qui concerne, choisissez quant.
Évènement ou événement : laquelle est fautive ?
Aucune. Les rectifications orthographiques de 1990, enseignées dans les programmes français depuis 2016, admettent évènement, et l’Académie française considère que les deux graphies sont correctes. Ce qui compte est de rester cohérent dans un même texte, sans mélanger les deux.
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